Mystérieuse disparition d'un couple dans l'Aude
Un ancien ingénieur et son épouse s'étaient volatilisés depuis le 4 avril. Le corps de la femme vient d'être identifié.
Le cadavre décomposé retrouvé mardi soir dans un fossé en bordure d'une petite route de la commune de Cruzy (Hérault), est bien celui de Jocelyne, une retraitée de 59 ans, déclarée disparue avec
son mari, un ancien ingénieur dans l'aéronautique de 62 ans, de leur domicile d'Argeliers (Aude) depuis le 4 avril. Un cycliste qui empruntait régulièrement cette petite route en direction de
Villespassans a fait mardi la découverte, attiré par l'odeur prenante du corps, en partie immergé dans l'eau depuis environ dix jours selon les enquêteurs.
Les mains de la quinquagénaire étaient entravées par des menottes et son crâne comportait des traces de coups. Elle était revêtue d'une parka, d'un jogging et de baskets. «L'identification est
formelle car basée sur une omparaison ADN. Par contre, ce soir, nous restons toujours sans nouvelles de Jean-Claude Saint-Aubert, son conjoint», explique Bertrand Baboulène, le procureur de la
République de Narbonne (Aude), qui, voilà huit jours, a ouvert une information judiciaire pour enlèvement, séquestration, vol et utilisation frauduleuse d'une carte bancaire.
Depuis plusieurs jours, les gendarmes de la section de recherche de Narbonne travaillaient sur une piste sérieuse, celle d'un des ouvriers qui avaient travaillé sur le chantier de construction de
leur maison. L'homme, âgé de 30 ans a été interpellé hier, en fin de matinée, près de son domicile à Lalandes (Haute-Garonne). Il était la dernière personne à avoir vu le couple dans sa maison.
Un peu plus tard, les gendarmes ont encore procédé, à Béziers (Hérault), à l'interpellation d'une relation du maçon, un homme de 28 ans. Les deux sont très
défavorablement connus des services, tous deux condamnés à plusieurs reprises pour des faits de vols et de violences. Ils ont été immédiatement placés en garde à vue. Les
gendarmes ont établi que les deux hommes ont utilisé à plusieurs reprises une carte bancaire appartenant au couple.
Comprendre le silence « Ma mère n'avait aucune raison de disparaître. La dernière fois que je l'ai eue au téléphone, le 4 avril dernier, elle était détendue. Elle se réjouissait à l'idée de nous voir descendre pour la dernière semaine des vacances de printemps avec les enfants», expliquait
hier matin son fils, Olivier Bommersbach, domicilié à Metz (Moselle) et qui ignorait alors que l'on pouvait faire un lien entre la disparition de sa mère et la macabre découverte de Cruzy.
Resté sans nouvelles du couple depuis plusieurs jours, c'est lui qui avait alerté la gendarmerie de Ginestas (Aude) avant de descendre dans l'Aude pour comprendre ce silence. La première
inspection de la maison ne montrait rien de suspect.
Pas de trace de lutte, pas de signe de fouille des cinq pièces mais pas non plus d'éléments pouvant accréditer la thèse d'un départ volontaire ou précipité sous la contrainte.
La sauvagerie est de retour .....
La justice à mon avis est de plus en plus clémente, et je me pose la question ! ... n'y aurait-il plus de place en prison. !!!! .....